Deux associations demandent l'arrêt de l'implantation en masse des bornes Wi-Fi
mar. 17 juil. 2007 à 18:59

(Paris - Relaxnews) - Dans un communiqué commun, les associations Agir pour l'Environnement et Priartém ont demandé à ce que les programmes d'implantation en masse du Wifi, en particulier dans les écoles, soient immédiatement arrêtés. Selon elles, cette technologie, qui permet d'accéder au réseau Internet sans fil, n'a pas prouvé son innoccuité. Au contraire, les associations parlent d'"une accumulation de résultats de recherches qui viennent confirmer l'hypothèse du risque", et "d'un déficit d'information fiable sur ces questions".
Les deux associations demandent "une réglementation adaptée et conforme à l'application du principe de précaution afin que chacun puisse vivre dans un environnement équilibré et favorable à la santé". Selon elles, la population est privée " des mesures de protection que devrait pourtant imposer l'évolution des termes du débat au sein de la communauté scientifique". Elle demandent "que le dossier de la téléphonie mobile soit inscrit au programme du Grenelle de l'environnement, organisé en octobre 2007".
Le Wifi, dont on connaît très mal les dangers à long terme en matière de santé, n'inquiète pas que les associations de protection de la santé et de l'environnement. Au mois de novembre dernier, des élus britanniques ont décidé de ne pas équiper les établissements scolaires de leurs communes de cette technologie, par manque de connaissance de ses risques pour la santé.
Il y a quelques semaines, le Criirem (Centre de recherche et d'Informations Indépendantes sur les Rayonnements électromagnétiques) soulevait également ses inquiétudes quant à la banalisation de l'usage de la technologie Wifi, et à la généralisation du "tout sans fil", notamment à domicile. Qualifiant cette tendance de "scandaleuse", le Criirem s'est insurgé contre l'"accélération de la pollution magnétique". D'après ses données, les téléphones hybrides, qui permettent de passer du réseau GSM au réseau Wi-Fi sans interrompre sa conversation, ont un rayonnement magnétique très supérieur à celui des téléphones mobiles usuels. Selon le Criirem, "avec ces téléphones hybrides, cette fois, il ne s'agit plus de rayonnements GSM à 900 ou 1.800 Mhz. En mode Wi-Fi, le terminal émet des ondes pulsées à 2.450 Mhz". Cette fréquence correspondrait exactement à celle utilisée par un four à micro-ondes, d'après le Criirem.
Si les fabricants, et autres fournisseurs d'accès Wi-Fi affirment régulièrement qu'aucune étude scientifique n'a jamais démontré la dangerosité des réseaux Wi-Fi, le fait est qu'il existe des personnes sensibles aux rayonnements magnétiques, et qui présentent des symptômes réels. Les réactions constatées sont regroupées sous l'appellation "syndrome des micro-ondes", et comprennent des maux de tête, des bourdonnements, des troubles du sommeil, de la nervosité, des sensations de chaleur, des pulsations crâniennes, une grande fatigue. Michèle Rivasi, présidente du Criirem, précisait dans le communiqué que le Criirem reçoit "régulièrement des témoignages" de personnes constatant des réactions biologiques aux ondes.
Ce type d'informations a été confirmé par Jean Delcoigne, un des représentants de l'association belge Teslabel, interrogé par Relaxnews au mois de novembre dernier. Il indiquait : "Chez Teslabel, nous recevons plusieurs appels par semaine provenant de personnes sensibles et qui se plaignent d'effets à court terme, ressentis juste après avoir passé un appel, comme des picotements dans la peau ou des maux de têtes. Une jeune femme m'a même rapporté récemment qu'elle avait été atteinte d'une paralysie faciale après un coup de fil".
Sites:
- Priartém : www.priartem.com
- Agir pour l'environnement : www.agirpourlenvironnement.org
- Criirem : www.criirem.org
- Teslabel : www.teslabel.be
Pour consulter des études scientifiques à ce sujet : www.001.br.cx et www.priartem.com