bonjour ,
Philippe Crouzillacq, le 20/12/2001
Bonne nouvelle pour les opérateurs de téléphonie mobile. Selon une étude de l'Agence nationale des fréquences, les antennes-relais qui parsèment le territoire ne présentent pas de risques majeurs pour la santé des populations environnantes.
Le sécrétaire d'Etat à l'Industrie, Christian Pierret, et les responsables de l'Agence nationale des fréquences ont rendu publiques, hier, les conclusions d'une campagne de mesures nationale sur le niveau du champ radioélectrique ambiant .
Résultat ? Le niveau du champ électromagnétique relevé est largement inférieur au seuil fixé par la recommandation européenne du 2 juillet 1999, toutes catégories confondues (émetteurs télé, FM, radars DAB et GSM). Reste que ces mesures ont été effectuées sur 135 sites seulement, alors qu'il existe au moins 30 000 antennes réparties sur l'ensemble du territoire.
S'agissant des antennes-relais GSM, les rayonnements enregistrés représentent au maximum 1 % du plafond européen fixé respectivement à 41 et 57 volts/mètre pour les réseaux à 900 et 1 800 MHz . Cette unité mesure la propagation des ondes électromagnétiques. En l'état actuel des connaissances scientifiques, les antennes-relais GSM implantées en France ne constituent donc pas officiellement un risque majeur pour la santé publique.
" Il ne faut pas passer sa vie la tête collée contre une antenne ! Mais nous n'avons rien découvert de mystérieux en matière de propagation des champs électromagnétiques ambiants " , a toutefois précisé l'un des responsables de l'Agence nationale des fréquences.
Cet établissement public créé il y a cinq ans regroupe aujourd'hui 350 experts.
Sur ce dossier, et devant les craintes affichées par certaines associations et élus locaux, le gouvernement a choisi d'appliquer le principe de précaution maximale ainsi qu'une politique de transparence totale, a expliqué Christian Pierret.
Le ministre s'est par ailleurs déclaré prêt à " sévériser " les normes (de sécurité) admises, sur demande scientifique. Or aujourd'hui les textes européens qui font référence en la matière ne portent que sur les effets thermiques.
Pour les effets non thermiques de ces installations, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) continue de mener l'enquête. Cette étude épidémiologique est attendue, avec impatience, pour 2004.
Jean-Marc Gimenez, le 07/12/2001
Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones mobiles et leurs antennes de relais sont-elles dangereuses pour la santé ? Rien ne permet de l'affirmer, mais il n'y a aucune preuve du contraire !
Le portable est au coeur d'un vaste débat sanitaire depuis plusieurs années. A une question pourtant toute simple - les téléphones mobiles et leurs relais radio sont-ils nuisibles pour la santé ? -, personne n'a pu jusqu'à présent apporter de réponse tranchée. Logiquement, ce sont surtout les voix les plus alarmistes qui se font le plus souvent entendre. Elles mettent en garde les personnes vivant au voisinage des antennes et les utilisateurs assidus de portables : fatigue, migraine, troubles du sommeil, troubles cardiaques, diminution de la fertilité, risques pendant la grossesse, cancer du cerveau...
Pourtant, un seul risque lié aux mobiles a pour l'instant été clairement établi : c'est celui de l'utilisation d'un téléphone portable au volant d'une voiture ! Pour le reste, si l'on en croit l'Organisation mondiale de la santé (OMS), aucune étude scientifique ne permet de conclure que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones mobiles et les antennes des relais radio ont des effets nocifs sur la santé de l'homme.
Un risque difficile à évaluer
L'OMS souligne toutefois que l'état des connaissances actuelles présente des lacunes, et qu'il faudra encore plusieurs années de recherche pour évaluer correctement le risque. Cette conclusion est partagée en France par un groupe d'experts présidé par le docteur Zmirou qui a analysé les données scientifiques disponibles en matière de risques, à la demande de la direction générale de la Santé. Dans son rapport remis en début d'année, il préconise cependant " une approche de gestion des risques s'inspirant du principe de précaution " pour " réduire au plus bas niveau possible l'exposition du public aux radiofréquences associées à la téléphonie mobile ".
Car s'il n'est pas prouvé que ces ondes sont dangereuses, certains de leurs effets sont connus. Ils sont tout d'abord thermiques. On sait en effet que, entre 1 MHz et 10 GHz, les champs de radiofréquence (RF) pénètrent les tissus humains et produisent un échauffement.
Le portable, ça chauffe !
Les téléphones portables et les relais radio de téléphonie mobile sont donc concernés, car ils utilisent des fréquences établies dans ce spectre, autour de 900 MHz et 1 800 MHz en France. C'est d'ailleurs aussi le cas d'autres appareils, comme les antennes de radio FM ou les radars.
L'échauffement produit par les champs RF est dû à l'absorption de l'énergie des ondes électromagnétiques par les tissus, que l'on mesure par une valeur appelée débit d'absorption spécifique (DAS) et exprimée en watt par kilogramme (W/kg).
Concrètement, plus le DAS d'un appareil est élevé, plus il y a de risques. Fort heureusement, les mobiles sont conformes à une norme européenne, qui fixe la valeur limite du DAS à 2 W/kg. Cette valeur est considérée comme étant de 50 fois inférieure à celle qui déclencherait des effets nocifs pour la santé, compte tenu des niveaux de dangerosité connus et des capacités d'absorption naturelles de l'organisme.
Il ne serait néanmoins pas superflu de connaître le DAS des téléphones. En France, les pouvoirs publics comptent renforcer prochainement l'information des consommateurs, en rendant obligatoire l'affichage de ce DAS. Bouygues Telecom s'est déjà engagé sur cette voie en annonçant, fin octobre, qu'il indiquerait dorénavant le DAS des appareils sur ses brochures (on peut déjà le trouver sur son site Web). L'opérateur prévoit aussi de livrer un kit piéton dans tous ses coffrets d'ici à la fin du premier trimestre 2002, afin de réduire l'exposition de la tête aux ondes électromagnétiques. Cette solution, préconisée par le rapport Zmirou et par l'OMS, ne fait toutefois pas l'unanimité.
La peur des antennes
Si certains autres effets des champs RF sur le corps humain sont avérés, leur répercussion sur la santé n'est pas démontrée. Le rapport Zmirou, qui cite notamment un impact sur l'électroencéphalogramme ou la modification de certaines fonctions cognitives, ne leur attribue pas de caractère menaçant en l'état actuel des connaissances. Quant au cancer, les études effectuées ne permettent pas de conclure à un risque accru. D'autres études scientifiques tendent à prouver le contraire, mais leur portée est trop limitée pour que les résultats puissent être généralisés.
Du côté des antennes, la peur des riverains ne semble guère justifiée. Selon le rapport Zmirou, l'exposition aux radiofréquences est " considérablement moindre au voisinage des stations de base - en dehors des zones d'exclusion - qu'au cours d'une communication avec un mobile ". Le groupe d'experts préconise d'améliorer l'information du public pour expliquer cet état de fait.Dans une circulaire interministérielle du 16 octobre 2001, les pouvoirs publics soulignent d'ailleurs que les appréhensions du public, relatives à l'implantation des stations de base, sont " à ce jour sans fondement sanitaire ".
Un remède qui n'en est pas un
Ils précisent même que les récentes décisions prises par certains maires visant à éloigner les stations des habitations vont à l'encontre de l'objectif recherché. En effet, les stations ainsi éloignées doivent augmenter leur puissance d'émission pour communiquer avec les mobiles localisés dans les zones d'habitation. Et ces mêmes mobiles aussi ! Dans ce cas, le remède est alors pire que le mal - si mal il y a.
Malgré ces propos rassurants, ni les pouvoirs publics, ni les opérateurs, ni les scientifiques ne peuvent garantir que les ondes émises par les antennes et les mobiles sont à cent pour cent inoffensives. " Les effets biologiques produits par les ondes électromagnétiques peuvent parfois, mais pas toujours, avoir des conséquences néfastes pour la santé ", explique l'OMS. En d'autres termes : les ondes des portables ne sont peut-être pas dangereuses, mais si elles le sont, on ne le sait pas encore
Telephones mobiles
Questions relatives a la sante et a la securite
Questions relatives à la sécurité
Pendant leur utilisation, les téléphones émettent des ondes radioélectriques de faible niveau (aussi appelées champs électromagnétiques). Des questions sont souvent soulevées sur les effets éventuels de ces ondes sur la santé des utilisateurs.
Les études effectuées n'ont en grande majorité pu déceler de risques pour la santé. Quelques études ont toutefois soulevé des questions nécessitant des considérations complémentaires.
Il convient de rappeler par ailleurs que les effets des ondes radioélectriques font l'objet d'études approfondies depuis de nombreuses années et qu'à ce jour il n'a pas été possible de déceler un quelconque effet négatif sur la santé.
Qu'en est-il des oreillettes
Les oreillettes, encore appelées headsets en anglais, sont très appréciées des utilisateurs de téléphones mobiles, car elles offrent un plus grand confort d'utilisation.
Les tests effectués par l'industrie des télécommunications et par des laboratoires indépendants ont démontré qu'avec l'utilisation d'une oreillette en position normale, la valeur SAR au niveau de la tête est
nettement moindre que sans oreillette.
Les téléphones mobiles, utilisés avec ou sans oreillettes, respectent dans tous les cas les normes imposées en matière d'exposition aux ondes radioélectriques. Si vous désirez utiliser votre téléphone mobile en mode «mains libres», vous trouverez dans votre manuel d'utilisation les informations sur les accessoires disponibles.
Qu'en pensent les spécialistes? Organisation Mondiale de la Santé
L'Organisation Mondiale de la Santé a publié un aidemémoire contenant les conclusions des études les plus récentes. Aucune des recherches menées récemment n'a permis de conclure qu'une exposition aux champs électromagnétiques des téléphones mobiles et de leurs stations de base pouvait avoir des effets néfastes sur la santé des êtres humains.
The United States Food and Drug Administration
La FDA a publié un document actualisé destiné aux utilisateurs de téléphones mobiles.
Les résultats scientifiques acquis ne permettent pas de déceler d'effets nocifs pour la santé des utilisateurs de téléphones mobiles.
Royal Society of Canada
Les autorités sanitaires canadiennes ont demandé à la Royal Society of Canada d'entreprendre une évaluation approfondie des conséquences potentielles des ondes radioélectriques sur la santé.
Les résultats acquis à ce jour réfutent les présomptions selon lesquelles les champs électromagnétiques du type et de la puissance émise par les téléphones mobiles pourraient provoquer ou activer le développement des tumeurs chez les animaux ou les êtres humains.
Où en est la recherche?
Des recherches sur les effets potentiels des ondes radioélectriques sur la santé sont conduites depuis des
décennies. Des organismes de recherche scientifique et de santé du monde entier poursuivent des recherches approfondies dans ce domaine. Au total, plus de 200 études ont été lancées à la seule fin de savoir si les radiations émises par les téléphones mobiles pouvaient être néfastes pour la santé.
L'Organisation Mondiale de la Santé joue un rôle important dans la coordination de la recherche. Elle offre une vue d'ensemble et formule des recommandations pour les études à entreprendre. Les fabricants de téléphones mobiles soutiennent également un grand nombre d'études en partenariat avec les organismes officiels du monde entier.
Qu'en est-il des enfants?
De nombreux parents apprécient les téléphones mobiles car ils apportent confort et sécurité: ils leur permettent d'entrer en contact à tout instant avec les membres de leur famille.
La santé et la sécurité des enfants retiennent notre attention à nous tous. Dans le cadre d'une étude récente, un usage restreint des téléphones mobiles par les enfants a été recommandé à titre de précaution. Les téléphones mobiles sont conçus et testés en respectant les recommandations des scientifiques, y compris celles de l'Organisation Mondiale de la Santé. Ces recommandations
prennent en compte la sécurité des enfants et d'autres couches de la population grâce à des marges de sécurité additionnelles.
A propos des valeurs d'absorption spécifiques SAR
(Specific Absorption Rate)
Pour communiquer avec le réseau, les téléphones mobiles émettent des ondes radioélectriques de faible
niveau. Des normes internationales réglementent les seuils d'exposition aux ondes radioélectriques. Ces valeurs ont été définies par des organisations scientifiques indépendantes, sur la base d'évaluations
sérieuses. Les téléphones mobiles sont conçus pour fonctionner dans les limites ainsi imposées.
Qu'est-ce que la valeur SAR?
En téléphonie mobile, les normes d'exposition sont exprimées en taux d'absorption spécifique, appelée en anglais Specific Absorption Rate (SAR). Le SAR est mesuré au niveau maximum de puissance autorisée. En fait, le niveau de SAR effectif d'un téléphone mobile en cours d'utilisation peut être nettement inférieur à la valeur maximale mesurée en laboratoire. Ceci est dû au fait que le téléphone mobile est conçu pour fonctionner à des niveaux de puissance variables, et qu'il opère pratiquement au niveau minimum nécessaire permettant encore une liaison suffisante avec le réseau. Le SAR effectif sera ainsi d'autant inférieur à la valeur officielle que l'on se rapprochera d'une antenne relais.
La puissance d'émission est sujette à des recommandations internationales détaillées. Les téléphones mobiles sont conformes à ces recommandations élaborées par des organisations scientifiques indépendantes. Des marges de sécurité importantes garantissent la sécurité à tous les groupes de personnes, indépendamment de leur âge et de leur état de santé.
Un SAR plus faible signifie-t-il qu'un téléphone est plus sûr?
Non. Même si des différences peuvent exister entre les valeurs SAR pour différents modèles de téléphones mobiles, tous satisfont aux limites imposées par les normes d'exposition.
Où puis-je trouver la valeur SAR de mon téléphone mobile?
La brochure d'information jointe à tous les nouveaux modèles de téléphones mobiles contient toutes les informations sur la valeur SAR.
Où obtenir un complément d'information?
Beaucoup d'organisations nationales et internationales offrent des informations complètes sur le thème des téléphones mobiles et de la santé.
Organisation Mondiale de la Santé (OMS) www.who.int/emf
U.S. Food and Drug Administration (USA) www.fda.gov/cdrh/ocd/mobilphone.html
U.K National Radiological Protection Board www.nrpb.org.uk/
The International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP) www.icnirp.de
Royal Society of Canada www.rsc.ca
SICTA- Swiss Information and Communications Technology Association www.sicta.ch
protelecom – l'Association suisse des télécommunications www.protelecom.ch
Forum des consommateurs www.konsum.ch
Le Mobile Manufacturers Forum MMF, la société internationale des producteurs de téléphones mobiles, dispose également d'un site web complet – www.mmfai.org – qui fournit des réponses à de nombreuses questions d'utilisateurs concernant la santé.
je continue ?
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